Mortelle dédicace

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Auteure à succès

Auteure britannique, Elly Griffiths a connu le succès avec Les disparues du marais qui a remporté le prix Mary Higgins Clarke en 2011, premier volume consacré au personnage de Ruth Galloway. Mortelle dédicace est le deuxième volume d’une série centrée sur le personnage d’Harbinder Kaur, inspectrice gay d’origine sikh, qu’on avait déjà croisée dans Le journal de Claire Cassidy (Hugo 2020).

 

Une mort sans histoire ?

Peggy Smith meurt âgée de quatre-vingt-dix ans et tout le monde trouve cela triste mais naturel. Quoique. Son aide de vie, l’Ukrainienne Natalka découvre que la vieille dame était une consultante en meurtres : elle dépannait en fait des écrivains policiers en mal d’inspiration. Mais surtout, la vieille dame se sentait suivie. Natalka convainc deux des amis de Peggy, le journaliste retraité Edwin et l’ex moine Benedict (qui a le béguin pour elle) de l’aider à découvrir ce qui s’est réellement passé. Elle et Benedict fouillent l’appartement de Peggy quand ils sont surpris par une personne armée, qui s’enfuit. Natalka contacte alors la lieutenante Harbinder Kaur car la mort de Peggy est définitivement très suspecte…

 

Un polar sympathique

Mortelle dédicace appartient au genre du « whodunit » où il s’agit de trouver avant tout le coupable d’un meurtre. La force d’Elly Griffiths réside dans les personnages. Elle réussit à les rendre très humains, voire très sympathiques. Et, du coup, le personnage de l’enquêtrice Harbinder Kaur y gagne de la surface. Mortelle dédicace est aussi un ouvrage « réflexif », ancré dans le genre policier dont il joue avec les codes. L’auteure y cite également des auteurs réels (et aussi inventés).

 

On passe donc un très bon moment de lecture.

 

Elly Griffiths, Mortelle dédicace, traduit de l’anglais par Vincent Guilluy, Hugo « thriller », mai 2021, 411 pages, 19,95 €

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